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Le lin : la seule fibre qui résiste à la mondialisation ? Voyage au cœur de la filière.

Depuis que l’on a créé Bhallot, le voyage a toujours été au cœur de notre ADN. D’abord en voyage au cœur du jute au Bangladesh pendant 2ans, le retour d’expérience nous a appris qu’il y avait aussi de belles choses par chez nous. En témoigne cette fibre à cheval sur plusieurs pays : le lin ! Ce récent voyage nous a permis d’apprendre de nouvelles choses (et oui on ne savait pas tout), et de voir pour mieux comprendre. Il nous a aussi permis de nous replonger sur l’essence même de Bhallot, et de se souvenir, entre autre, que ce projet est une alternative à la mondialisation. Faire moins, mieux, plus local.

Dans cette article on vous propose de remonter toute la filière tel que l’on a vécu de la graine jusqu’au tissu avec nos surprises et nos interrogations.

De la graine à la fibre

Une culture au superlatif : locale, de qualité, écologiques etc…

La plante de lin

Une culture Française et Belge qui a résisté à la mondialisation. C’est un coup de chance mais on ne peut que remercier mère nature ! Une des premières choses qui est assez choquant c’est de voir que toute la filière industrielle du lin s’est exporté à l’étranger alors que la partie agricole est toujours présente. On retrouve le célèbre “80% de la production mondiale de lin est française mais seulement 20% est transformé en Europe”. Alors pourquoi la partie agricole est-elle resté en France ? Tout simplement, parce que le lin est de bien meilleure qualité dans nos régions. De nombreuses tentatives ont été faites, du transfert de technologie et de connaissance ont été réalisés mais rien ni fait. La terre, le climat et le savoir-faire sont des paramètres qui jouent en faveur d’une culture locale.

Le lin est une plante facilement reconnaissable, lors de la floraison, par ses fleurs bleus. Une plante peut faire entre 1m et 1m10, cette année elles seront uniquement à hauteur de 90cm du fait de la faible pluviométrie lors de la croissance de la plante.

Le lin est une culture qui dépend beaucoup de la météo : une culture a risque ! Ce que l’on prenait comme un argument de taille “le lin pousse avec l’eau qui tombe du ciel” est aussi une difficulté pour l’agriculteur. Cela a été une grande surprise pour nous, on avait toujours cru, tout comme le jute, que le lin poussait naturellement et donc facilement. En réalité, il faut comprendre que le lin a besoin d’assez d’eau pendant la croissance, mais il n’en faut pas trop non plus pour pas qu’il ne soit trop haut et qu’il tombe au moindre coup de vent. En moyenne, il est récolté 4 à 6 tonnes l’hectare de “paille” de lin. Sachant que lors du teillage (séparation de la fibre et de la tige/écorce) il ne reste que 50% de fibre.

Elles se plantent vers mars, les plantes sont alors arrachés et rouie en Août pendant 3 à 4 semaines et se teille juste après. L’arrachage permets de conserver un maximum de longueur de fibre.

Une transformation fragile, délicate et zéro déchet.

Ici ce que l’on appelle “transformation” concerne le rouissage et ensuite le teillage. Le but est d’arriver à du lin teillé. Alors qu’est ce que le lin teillé ? Le lin teillé c’est la récupération de la fibre qui se trouve à l’intérieur de la plante.

La plante est composé, en partant de l’extérieur vers l’intérieur, d’écorce, de la fibre (on veut ça) et d’une tige. Le but étant de séparer tout ça et la première étape consiste à rouir le lin.

Le rouissage.

Le rouissage est une étape qui intervient juste après l’arrachage. Elle consiste à laisser les plantes étendu au sol et de laisser le pluie et le soleil faire sont effet. Des petites bactéries vont venir manger les enzymes entre les différents éléments qui composent la plante pour faciliter la séparation.

La mondialisation aurait voulu un rouissage efficace,rapide et pas cher. C’est tout le contraire qui est actuellement fait en France si on veut un rouissage de qualité et sobre énergétiquement. Il y a certain temps, le rouissage se faisait dans nos rivières, des balo de lin étaient immergés afin de faire un rouissage efficace. En Asie c’est aussi ce qui est réalisé, de grandes cuves d’eau dans lequel on immerge le lin. C’est très efficace, moins risqué mais la qualité est moindre. D’autant plus que la qualité de l’eau est fortement détérioré !

Rouir le lin, c’est délicat car cela dépend de la météo. Trop de pluie ou pas assez pourrait rendre le lin de mauvaise qualité.

Bassin historique à rouir
Arrachage du lin et plante étendu au sol

Le teillage.

Ici le but est d’arriver a du lin teillé. Autrement dit à extraire la fibre. C’est la partie où l’on peut dire que “rien ne se perd tout se transforme”. Les fibres longues servent à faire des tissus, les fibres courtes sont mélangés avec d’autres fibres et servent à faire du composite, de l’isolation etc… La tige et l’écorce servent de litière. Les graines servent d’aliment ou à faire de l’huile.

Le lin enroulé avant teillage
le teillage
le lin teillé

C’est cette denrée rare que des industriels chinois et l’indous achètent à grand coup de conteneur afin de satisfaire leur marché intérieur car il y a une très forte demande des jeunes pour porter du lin. Et c’est pour cette raison que Bhallot se retrouvent en pénurie de lin. Albert Brille grand teilleur de Belgique, a qui l’on a rendu visite, exporte son lin majoritairement en Chine et en Inde.

Présentation du lin teillé par Hanson Marnix de la société de teillage Albert Brille
Balo de lin teillé
Écorce et bois de la fibre de lin

La partie textile.

Libeco, suivre le rythme de la mondialisation sinon rien !

Passons à la suite, filature et tissage. 2 transformations qui nécessitent du personnels, une certaine maitrise industrielle. La majorité de ces usines ont mis la clés sous la porte depuis la “désindustrialisation” de la France et la Belgique. Et qu’on le veuille ou non, LIBECO, a survécu à ce raz-de-marré parce qu’ils ont pu suivre le rythme d’industrialisation que la mondialisation leur imposait.

Cantre où 400 fils sont enfilés
Machine à tisser
Contrôle qualité

C’est assez choquant de passer de notre atelier de 4 personnes a une usine qui fait 60millions de chiffre d’affaires et qui est toute fière de nous montrer ces transpalette automatique, ces rangements par robot etc… c’est un fait, l’innovation technologique leur permet de rester compétitif et d’être toujours présent aujourd’hui avec une usine zéro carbone !

Ce qui est rassurant c’est que les métiers à tisser et le contrôle qualité nécessite toujours du personnel qualifié même pour une entreprise qui réalise 15km par jours de lin et qui produit plus de 3000 références. Aujourd’hui LIBECO ouvre son propre centre de formation afin de recruter du personnel qui sera qualifié.

à noter quand-même que la partie filature se fait chez une filiale de LIBECO qui se trouve en Pologne.

Le lin : une fibre locale & mondialisé.

On a beau se raconter de belles histoires parfois il faut regarder la réalité en face ! S’il existe du lin encore en Europe c’est parce que certains ont réussi à suivre le rythme effréné de la mondialisation tout en respectant leur savoir-faire. Le lin est mondialisé et c’est pourquoi aujourd’hui, il est toujours présent. Cependant il reste encore une lueur d’espoir quand on voit qu’un faible pourcentage est encore réalisé et transformé en Europe. Le lin représente 1% des fibres cultivés dans le monde et seulement 20% de ces 1% ne sont pas exportés. La réalité est faible mais tant qu’il y aura encore des résistants, l’espoir sera présent. Et nous croyons sérieusement qu’on arrivera tôt ou tard à changer les choses a plus grande échelle ! C’est une croyance qui peut devenir réalité si seulement on continu d’y croire.

“Je lui dis que je ne veux pas d’espoir parce que l’espoir est un poison : un poison qui nous enlève la force d’aimer ce qui est là” La joie – Charles pépin

Ce qui est là ? c’est bien le lin ? On continue d’aimer ce qui est là quitte à s’empoisonner.

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Qu’est-ce que le lin biologique ?

lin bio

Le lin biologique, cela sonne comme un choix éthique, mais que signifie réellement “biologique” pour le lin ?

Le terme “biologique”, lorsqu’il fait référence à l’agriculture, signifie qu’une plante est cultivée sans l’utilisation d’engrais et de pesticides synthétiques. Le lin, la plante à partir de laquelle le tissu de lin est fabriqué, est naturellement bio lorsque sa culture est réalisée dans sa région d’origine. La nature même du lin et le climat dans lequel il est cultivé font que la plante est résistante aux parasites, nécessite très peu d’engrais et peut se développer entièrement sans irrigation. Voici, dans cet article, tout ce que vous devez savoir sur le lin biologique.

Le lin biologique

Le lin est l’un des plus anciens textiles existants. La culture de son tissu existe depuis des milliers d’années, et les industries textiles de la filière utilisent la fibre de lin depuis des siècles.

Bien que les gens considèrent le lin comme un matériau écologique, ses processus de fabrication déterminent la durabilité du produit final. C’est pourquoi l’utilisation de lin 100 % biologique devient rapidement une meilleure option durable. Le lin considéré comme 100 % biologique et naturel, car il ne nécessite pas l’utilisation de substances toxiques comme les pesticides. Le processus de fabrication du textile exclut également les substances et les procédés de teinture nocifs et synthétiques.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le linge (des vêtements aux draps) est parfois appelé “linge de maison” ?

C’est tout simplement parce qu’en raison de sa longue histoire, “lin” est pratiquement synonyme de “tissu”.

Bien sûr, nous savons qu’il existe de nombreux autres types de tissus, mais la fibre de lin est l’un des plus anciens. Cette fibre de qualité est cultivée depuis des milliers d’années.

Dans le monde moderne, le lin est toujours incroyablement utile. La fibre est utilisée pour la production des vêtements, des tapis écologiques, de la literie, des serviettes, et il est même mélangé au coton pour fabriquer le billet de banque américain.

On peut donc se demander : qu’est-ce que le lin et dans quelle mesure est-il bio ? Sa culture est-elle réellement naturelle, écologique et durable ?

Choisir du lin certifié biologique


Un élément essentiel pour déterminer la nature 100% biologique des tissus est la certification d’origine Européenne qui indique que ces tissus et produits sont exempts de pesticides, de colorants nocifs et suivent un processus respectueux de l’environnement. Grâce aux certifications, il est alors plus facile d’identifier les tissus biologiques et durables.

Par exemple, nos tissus en lin sont certifiés MASTERS OF LINEN®, ce qui signifie que la production est 100 % Européenne (incluant la France), réalisée par des producteurs qui n’utilisent que du lin naturel, respectueux de l’environnement et de la plus haute qualité. Le label MASTERS OF LINEN® garantit que votre linge est entièrement fabriqué en Europe, du lin au tissu. Seuls les meilleurs tisserands européens répondent aux conditions strictes. Ce label est supervisé par la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC) et est attribué chaque année après un audit.

D’autres labels bio d’origine Européenne pour le lin existent, tels que les labels OEKO-TEX, European Flax et Global Organic Textile Standard (GOTS), et oeuvrent pour une filière du lin avec une agriculture plus localisée.

Les critères biologiques

Les critères écologiques pour que la production de lin soit bio, selon les labels, comprennent :
– Tous les intrants chimiques (par exemple, les colorants, les auxiliaires et les produits chimiques de traitement) doivent être évalués et répondre aux exigences de base en matière de toxicité et de biodégradabilité/éliminabilité ;
– L’interdiction d’intrants critiques tels que les métaux lourds toxiques, le formaldéhyde, les solvants aromatiques, les nanoparticules fonctionnelles, les organismes génétiquement modifiés (OGM) et leurs enzymes ;
– Les agents de blanchiment doivent être à base d’oxygène (pas de blanchiment au chlore) ;
– Les colorants azoïques qui libèrent des composés aminés cancérigènes sont interdits ;
– Les méthodes d’impression par décharge utilisant des solvants aromatiques et les méthodes d’impression plastisol utilisant des phtalates et du PVC sont interdites ;
– Les unités de traitement par voie humide doivent tenir des registres complets sur l’utilisation des produits chimiques, l’énergie, la consommation d’eau et le traitement des eaux usées, y compris l’élimination des boues. Les eaux usées de toutes les unités de traitement par voie humide doivent être traitées dans une station d’épuration fonctionnelle ;
– Les matériaux d’emballage ne doivent pas contenir de PVC. Le papier ou le carton utilisé pour les matériaux d’emballage, les étiquettes volantes, les étiquettes pivotantes, etc., doit être recyclé ou certifié FSC ou PEFC.

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Les labels autour du lin

Savez-vous ce que contient la housse de couette dans laquelle vous dormez chaque nuit ? Les produits chimiques utilisés dans la fabrication du coton traditionnel comprennent des cires de silicone, du pétrole, des métaux lourds, de l’ammoniac et du formaldéhyde. Nombre d’entre eux ont été associés au cancer, à l’infertilité et à d’autres maladies. Comment être certain d’utiliser ou de porter des tissus de qualité ? Choisissez du linge en lin aux labels de qualité !

Quels labels pour le lin ?

Voici la liste des différents labels autour du lin, spécialement pour vous dans cet article, avec un zoom sur Master of Linens, le label écologique que nous utilisons pour nos produits en lin.

Le label autour du lin, le plus poussé : Masters of Linen, 100% made in Europe


Tous nos tissus en lin dotés de la certification Masters of Linen sont fabriqués à 100 % en Europe par des artisans talentueux qui n’utilisent que du lin naturel de la plus haute qualité. Cultivé, tissé et cousu dans les régions d’Europe les plus connues pour leur savoir-faire en matière de lin, le label international Masters of Linen garantit que votre linge est entièrement fabriqué en Europe. Seuls les meilleurs tisserands d’Europe répondent à ces critères strictes. Ce label est supervisé par la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC) et est attribué chaque année après un audit ! Master of Linen, c’est avant tout de la fibre de lin de haute qualité fabriquée à la main aux Pays-Bas.

label de lin : masters of linen

Le label Masters of Linen, c’est avant tout un gage de qualité pour le lin 100% fabriqué en Europe. Pour obtenir ce label, le lin doit répondre à ces critères :
– Être fabriqué en Europe, du champ au fil jusqu’au tissu ;
– Une production durable, respectueuse de l’environnement à partir de la fibre de lin européen : pas d’irrigation, pas d’OGM, pas de déchets, puits de carbone, rouissage au champ, teillage mécanique jusqu’au fil, tissu et finition selon les plus hautes réglementations et biodégradable ;
– Éthique sociale, savoir-faire et emplois européens ;
– Proximité, identité locale, agricole et textile ;
– Faible empreinte carbone ;
– Excellence et innovation.

Masters of Linen® est synonyme d’artisanat traditionnel aux normes les plus élevées possibles. Le lin est l’une des fibres les plus durables au monde. Les tissus Masters of Linen ® sont connus pour leur haut niveau de confort, de qualité et de durabilité.

Le label lin : European FlaxCertification European Flax

Le label EUROPEAN FLAX® certifie la traçabilité à chaque étape de la transformation, de la graine de lin jusqu’à la housse de couette finie. La fibre certifiée European Flax est produite exclusivement en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

label autour lin : european flax

La Charte EUROPEAN FLAX®, signée par l’ensemble des producteurs de lin, garantit une agriculture locale respectueuse de l’environnement et s’engage sur le zéro irrigation, le zéro OGM et le zéro déchet.

GOTSnorm

Autre labels autour du lin : Le Global Organic Textile Standard (GOTS)® est la référence en matière de traitement durable des textiles fabriqués à partir de fibres biologiques. Elle définit des critères environnementaux et sociaux stricts tout au long de la chaîne d’approvisionnement des textiles issus de l’agriculture biologique. Tous les produits chimiques utilisés dans la transformation et la fabrication du tissu doivent répondre à des critères écologiques et toxicologiques stricts.

label lin : GOTS

OEKO-TEX

Le STANDARD 100 d’OEKO-TEX® est un système indépendant de test et de certification des produits textiles qui impose des exigences bien plus strictes que toute réglementation légale internationale. Chaque élément du produit fini doit répondre aux exigences de la norme 100, y compris les accessoires tels que les boutons, les fermetures à glissière, les fermetures auto-agrippantes et les fils à coudre. Les produits sont certifiés Classe I, qui est la classe la plus stricte et la seule jugée sûre pour les bébés.

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Le lin, nouvelle filière 100 % française : LINportant, LINpossible…

lin-filiere-francaise

Lin: le retour en force de la filière française

C’est en France que l’on produit le plus de lin en Europe et dans le monde, avec plus de 80 % de la production concentrée dans l’hexagone. Derrière ce chiffre ? Tout un processus qui se met en place. Découvrez la nouvelle filière de lin 100 % Made in France . Pour cela, on vous présente deux projets très engagés : l’important et l’impossible !

lin

LINportant : un projet de relocalisation du lin en France

LINportant, c’est un projet en faveur de l’environnement et de l’économie sociale et solidaire. En effet, son objectif est de convertir les bassins liniers à l’agriculture biologique dans le but de diminuer la pollution par les pesticides sur les cultures de lin et en rotation avec le lin. Le projet vise à améliorer la biodiversité et le stockage de carbone dans les sols. Mais ce n’est pas tout ! LINportant souhaite favoriser l’emploi local et mettre en œuvre des moyens afin que l’intérêt collectif prime sur l’intérêt individuel. Via quelles actions ? Une usine industrielle qui regroupera trois activités : le tricotage industriel, la coupe et la confection et qui créera des produits pour les grandes marques et donneurs d’ordres. Un projet solidaire, innovant et plein de bon sens !

Le projet est piloté par un Conseil d’Administration avec des représentants de 4 catégories de coopérateurs :

  • des acteurs de la filière textile (agriculture, industrie linière, industrie textile, industrie de l’habillement de la mode, distributeurs…)
  • des salariés de la coopérative
  • des soutiens professionnels (entrepreneurs hors filière s’engageant dans le projet)
  • des sociétés civiles (associations, collectivités et particuliers).

Le projet vise à créer une douzaine d’emplois. Il est construit pour un volume cible de 100.000 tee-shirt fabriqués par année, l’équivalent de 20 tonnes de fibres de lin bio. Les tee-shirts seront vendus en gros aux professionnels avant d’être vendus au détail. Certains modèles seront directement commercialisés à l’usine, le reste sur Internet.

LINpossible : un collectif d’acteurs engagés pour le développement du lin en France

Qu’est-ce que LINpossible ? C’est un collectif d’acteurs qui soutiennent le développement de la filière française du lin textile 100 % Made in France. Liniculteurs, Teilleurs, Peigneurs, Filateurs, Tisseurs, Tricoteurs, Teinturiers, Ennoblisseurs, Confectionneurs, Marques et Distributeurs… Les signataires de la charte encouragent la relocalisation de toutes les étapes de transformation du lin, en allant des champs, aux vêtements. Cette année, un projet de relocalisation de la filature a été lancé. Une belle initiative que l’on doit à LINpossible !

Les acteurs de LINpossible veulent mettre en avant et conserver le caractère écologique du lin textile en France. En effet, la fibre de lin est l’une des fibres les plus respectueuses de l’environnement. Cette dernière est recyclable et sa production a peu, contrairement à d’autres fibres, d’impact négatif sur la planète.

Envie de participer à la préservation de la production de lin en France ? Vous pouvez, vous aussi, contribuer à cette conservation en devenant investisseur pour LINportant !

Avec LINportant, devenir investisseur c’est :

  • participer à la conversion au bio des bassins agricoles liniers ;
  • re-créer des emplois locaux pour développer des savoirs-faire et la résilience ;
  • contribuer à une mode éthique et éco-responsable.

… Mais également rejoindre le collectif de LINpossible en signant la charte d’engagement !

lin-made-in-france
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Quel est le premier pays producteur de lin au monde et en Europe ?

lin

Détenant plus de 80 % de la production mondiale, la France est le premier pays à cultiver le lin. Des Hauts de France à la Normandie, découvrez comment s’organise la filière lin française qui est aujourd’hui toujours la première à produire du lin.

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Le lin est-il vraiment écologique ?

Parfois on a envie de lancer un pavé dans la marre. A force de répéter à tord et à travers que le lin est écologique on va bien finir par croire que toutes les fibres de lin le sont… NON tout n’est pas écologique et encore moins quand il y a autant de demande… Alors on vous propose d’étudier ce matériau, la filière, l’industrie de plus prêt pour comprendre que ce n’est pas tout noir ou tout blanc.

La plante écologique ou pas ?

Semer une graine de lin est-il un acte écologique ? Bon en soit, semer et cultivé n’importe quelle plante est un acte écologique. Mais le lin présente des avantages indéniable : c’est une plante qui vît avec ce qui tombe du ciel et des nutriments de la terre.

En effet, la culture du lin ne nécessite ni intrants, ni pesticides, ni arrosage.. Formidable non ? C’est donc un avantage écologique par rapport au coton qui lui est très consommateur d’eau.

la plante de lin écologique

De plus, la plante serait une grande amatrice de CO2 puisqu’elle absorberait 3,7 tonnes de dioxyde de carbone qui se logerait dans les racines pour être transformé en oxygène. Cependant nous tenons à préciser que nous n’avons pas trouvé de chiffre officiel sur des sites comme fao.org. Et malgré nos nombreuses recherche nous n’avons pas trouvé non plus de comparaison avec le coton qui lui aussi absorberait du CO2, comme toute plante.

Enfin, la culture du lin augmente les rendements agricoles des céréales. En france on estime que les rendements des céréales augmentent de 30% en moyenne.

En résumé voilà pourquoi la plante de lin est durable pour la planète :

  • Pas d’intrants, ni de pesticides.
  • Pas d’irrigation nécessaire. La plante vît avec l’eau qui tombe du ciel.
  • La plante est très capteurs de GES essentiellement de CO2
  • Transformation en France, essentiellement cultivé en Normandie.
  • Fertilisant naturel : cela augmente les rendements agricoles.

La transformation responsable ou pas ?

Pour arriver au tissu, la matière va subir plusieurs transformation. La première partie, plus agricole, va consister à cultiver le lin et à le rouir (séparé la tige de la fibre). La seconde partie, plus industrielle, va consister à transformer la fibres en tissu (en passant par le fil).

Prenons la première partie de transformation de la matière. Ok nous avons vu que la plante est écologique. Ensuite, avant d’être transformé en fil il y a une étape importante : le rouissage. Cela consiste à étendre le lin dans les champs et attendre patiemment que la nature fasse son effet pour séparer la fibre de la tige. Ici, contrairement en Asie, le rouissage ne se fait pas dans de grande cuve d’eau. Bien que le système de cuve d’eau soit bien plus efficace, cela représente une consommation d’eau et d’énergie excessive. Sans bien-sûr prendre en compte que la qualité de la fibre se retrouve détériorée.

Transformation du lin
Saint-Pierre-le-Viger (76), le 11 mars 2013 : ouverture d’une balle de lin au teillage de la coopérative Terre de Lin (Photo Sebastien Rande / CELC)

Alors voilà pourquoi le lin n’est pas toujours aussi écologique qu’on peut le dire ! Le seul moyen de s’assurer que cette transformation est bien faites, c’est d’utiliser du textile transformé en Europe. Le label Master of linen assure la traçabilité et la bonne transformation du tissu.

Pour la seconde partie, de la fibre au tissu, la plante ne génère pas de déchet. c’est une plante zéro déchet, tout est réutilisé. Les fibres longues sont utilisés pour faire du fil, les fibres courtes se retrouve dans les matériaux composites et composent une grande partie de l’intérieur de voiture ou alors elle est aussi utilisé dans le secteur du bâtiment pour l’isolation thermique. L’écorce de bois est broyée et utilisé pour les litières d’animaux ou pour des panneaux aggloméré. Et enfin, la fine poussière est récupéré pour la papeterie.

En résumé, voilà pourquoi la transformation du lin est écologique :

  • Un rouissage peu consommateur d’eau.
  • Une plante zéro déchet : tout se transforme.

Pourquoi le lin n’est pas toujours biologique ?

Le lin biologique devrait être très simple à cultiver mais ce n’est pas si évident que ça.

En effet le lin étant cultivé tous les 6 ans, il faudrait que toutes les cultures précédentes sur la parcelle soit bio. Malgré une augmentation de la conversion de conventionnel en bio, tous les agriculteurs ne sont pas prêt à passer au bio.

Et dans le cas où vous orienter vers un label tel que « Masters of linen » les fibres sont toutes mélangés pour que la qualité des matières obtenues soit le plus homogène possible et de meilleure qualité.

lin biologique

Malgré que l’on comprends les problématiques, cela est très dommage qu’une filière tracé, écologique et de qualité ne soit pas certifié biologique. Aujourd’hui dans le secteur de la mode, le coton bio tend à devenir la norme. Il faut sérieusement que le lin prenne le virage du bio.

L’usage du lin est-il éco-responsables ?

Alors bien sûr, nous avons vu que la production et la fabrication du lin est souvent écologique. Mais ici on s’interroge par rapport à l’utilisation de tous les produits en lin ; vêtements, tissus, linge de maison etc… ; sont-ils bien responsable ?

Les avantages du lin sont qu’ils sont souvent de meilleurs qualité et il y a un confort d’utilisation. Ce qui n’est pas négligeable pour la durabilité du produit.

Néanmoins on peut se poser la question par rapport au lin qui se froisse et l’utilisation intensive du fer à repasser. Bien que l’on aime bien se référer au bon sens, il serait intéressant d’avoir une analyse pertinente sur le sujet pour que la mode soit réellement durable (et autres secteurs d’activités)

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Mise au point sur nos couleurs naturelles

Avec nos nouveaux tissus colorés, on va au bout de notre philosophie. Celle, bien-sûr, de promouvoir les fibres végétales. Mais celle aussi, d’utiliser des choses simples de la vie pour sublimer ces matières nobles. Bref, pour que ce matériaux voit le jour, il n’y a pas de secret, il faut : du temps, un savoir-faire et une matière première de qualité.

I. Un matériau simple & naturel

On n’a pas inventé le pigment (désolé…) et vous l’aurez compris, on ne va pas vous promettre le dernier gadget à la mode. On aime les choses simples de la vie.


Du pigment et de l’huile.

Ces nouvelles couleurs sont juste un mélange de pigments trouvés dans la nature et de l’huile de lin (cf : En quoi notre tissu en lin huilé est réellement innovant ?).


Nous avons du apprendre nous-même à faire ces gestes pour maîtriser l’art de la teinture sur le huilage.
Alors oui ça prend du temps, mais le résultat est époustouflant :

II. Un rendu indescriptible

Un rendu particulier et très qualitatif, tout ce qu’on aime.


Aspect et couleurs

Pour les couleurs on a opté pour du sombre qui se marie avec n’importe quelle tenue et car ce sont des couleurs très profondes, très difficiles à ranger dans une catégorie :

  • Rouge ocre : pour les toulousains qui connaissent la ville rose, c’est un peu la couleur de nos briques.
  • Vert foncé bleuté : certains diront que c’est un bleu mais à coté du bleu marine, on voit que c’est du vert
  • Bleu marine : bleu marine
  • Noir : Noir à 95%

IIII. Pourquoi c’est écologique !

La couleur industrielle

20% de la pollution des eaux dans le monde serait imputable à la teinture

❌ contient des métaux lourds, du chrome, du plomb

❌ Contient des perturbateurs endocriniens

❌ Utilise beaucoup d’eau

La couleur Bhallot

✔ Aucun produit chimique

✔ Ça tient pour la vie

✔ N’utilise pas une goutte d’eau

IV. Si c’est si simple, pourquoi ce n’est pas plus répandu ?

  • parce que processus artisanal
  • parce que ça prend du temps

En choisissant de promouvoir Bhallot vous opter pour un monde où on prend le temps de bien faire les choses pour que tous les produits soient durables !
Durables, qu’est ce qu’on entend par là ? Qualité de confection, confort de vie (confort visuel et fonctionnel), investir dans un produit de qualité qui tient !

Nos sacs sont en précommandes à tarif réduit jusqu’au 3 avril !

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Le lin européen, l’histoire de la graine jusqu’au tissu

Masters of linen, c’est quoi ? C’est un label propulsé par la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre (CELC) qui certifie que toutes les étapes de fabrication sont faites en Europe et dans le respect de normes environnementales strictes. Pour plus d’informations, on vous invite à consulter le site du CELC ici.

Une plante écologique et tracé

PAS DE TRANSPORT à travers toute la planète — peu d’intrants — fertilise les sols — nécessite pas d’eau supplémentaire (vit avec ce qui tombe du ciel)

Etape 1 : la culture du lin

La France le plus grand cultivateur de lin au monde.

Le lin est la première fibre naturelle cultivée en Europe occidentale avec plus de 81 500 hectares. (67000 ha en France, 12000 ha en Belgique et 2500 ha au Pays-bas. D’autres pays de l’est cultivent aussi le lin comme la Pologne).

On le plante généralement en Mars et la récolte intervient en Juin/Juillet. C’est ensuite la floraison, qui dure une seule petite journée pour chaque plante, mais qui parsème les champs de magnifiques fleurs bleues.

Berneval-le-Grand (76), le 22 juin 2012 : champ de lin en fleurs (Photo Sebastien Rande / CELC)

La moisson

Le lin n’est pas coupé mais arraché afin de préserver la fibre et d’en extraire le meilleur potentiel. Il est ensuite disposé dans le champs pour la prochaine étape…

…le rouissage

Le rouissage consiste à attendre que la nature fasse son effet pour dissoudre la tige et le liant, permettant de relier les fibres entre elles. C’est donc au contact de l’air, du soleil et de l’eau de pluie que l’on peut arriver à un tel résultat. Dans certains pays asiatiques, le lin est plongé dans de grandes cuves d’eau afin d’accélérer le processus de rouissage. Entre Caen et Amsterdam, le label “master of linen” interdit ce genre de pratiques pour des raisons écologiques.

Courbepine (27), le 23 juillet 2012 : lin en andains destine au Teillage de St-Martin (Photo Sebastien Rande / CELC)

Le teillage et le peignage

Le teillage est la dernière étape pour séparer la tige (la paille) de la fibre. Elles sont ensuite classées en 2 types de fibres : les longues et les courtes. L’une pour faire du fil fin et l’autre pour faire du fil plus grossier.

Saint-Pierre-le-Viger (76), le 11 mars 2013 : ouverture d’une balle de lin au teillage de la cooperative Terre de Lin (Photo Sebastien Rande / CELC)

Le peignage est souvent réalisé par les tailleurs. Cette étape consiste à paralléliser les fibres entre elles. Ce qui donne de magnifiques mèches de lin.

Etape 2 : La filature

La filature est faite en Pologne. C’est là que notre tisserand se fournit.
Selon eux, il y a très peu de filatures en France et en Belgique.
La mèche est d’abord régularisée, tirée et réduite puis elle est torsadée pour qu’elle devienne fil.

Lokeren (Belgique), le 26 fevrier 2013 : filature du lin a la filature Stanislas Cock (Photo Sebastien Rande / CELC)

Etape 3 : Le tissage

On se source directement chez l’un des meilleurs tisserands d’Europe : Libeco. C’est une entreprise Belge qui travaille le lin depuis 1858. Leur spécialité, c’est de réaliser de très beaux tissages.

Ingelmunster (Belgique), le 1e mars 2013 : verification de la tension des fils de lin pendant l’ourdissage a l’usine de tissage Deltracon (Photo Sebastien Rande / CELC)

Etape 4 : L’ennoblissement du tissu Made in Bhallot

Résistant à l’abrasion

Le tissu se retrouve chez nous, à Toulouse ! On applique un traitement naturel permettant de le rendre rigide, imperméable et résistant à l’abrasion. Rien que ça 😉 Une vraie innovation technologique et écologique !
Aucun traitement chimique n’est fait sur le tissu !

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Les étapes de fabrication de la graine aux espadrilles

Traçabilité du lin et des étapes de fabrications de l'espadrille
Traçabilité du lin et des étapes de fabrications du lin
Traçabilité du lin et des étapes de fabrications du lin
Petit aparté pour commencer

Dans cet article, on va voir les étapes de culture du lin et de la fabrication des espadrilles made in france. Parce que selon nous, ce qui est important, c’est d’avoir une cohérence d’ensemble sur l’intégralité de la chaîne. Va-t-on vraiment continuer à vendre du coton qui a poussé aux Etats-unis, qui a été transformé en Asie et assemblé en France ? Tout ça avec l’estampille “Made in France” ou “bio” ? C’est un peu comme dans les supermarchés et le bio sous plastique, on trouve ça un peu incohérent… On a un peu l’impression que c’est juste un argument marketing de plus, mais qu’il n’y a aucune démarche militante derrière.

Les limites

Alors bien sûr, on ne dit pas qu’on est parfait. Par exemple, la semelle est en caoutchouc non naturel et non tracé. Ce qui nous fend le cœur car on ne peut pas vous proposer un produit 100% naturel. Mais croyez-nous, on fait du mieux qu’on peut pour avancer sur le sujet et éviter de vous proposer une chaussure sans semelle en caoutchouc. On ne peut pas révolutionner tout d’un coup. La preuve, Veja, célèbre marque de baskets éco-responsables, expose de nombreuses limites sur son site concernant la traçabilité de matières premières et l’approvisionnement en caoutchouc naturel

Etape 1 : Le lin, de la graine à la fibre

Master of linen, c’est quoi ? C’est un label propulsé par la Confédération Européenne du Lin et du Chanvre (CELC) qui certifie que toutes les étapes de fabrication sont faites en Europe et dans le respect de normes environnementales strictes. Pour plus d’informations, on vous invite à consulter le site du CELC ici.

Le lin est la première fibre naturelle cultivée en Europe occidentale avec plus de 75 000 hectares. (67000 ha en France, 12000 ha en Belgique et 2500 ha au Pays-bas. D’autres pays de l’est cultivent aussi le lin comme la Pologne)

Les étapes de transformation

  • La culture du lin
  • La moisson
  • Le rouissage
  • Le teillage et le peignage
  • La filature
  • Le tissage

Pour connaitre toutes les étapes de transformation en détail et illustrer de belles photos , nous vous invitons à lire l’article suivant : https://www.bhallot.eu/?p=58021

Etape 3 : L’ennoblissement du tissu Made in Bhallot

Ultime étape de traitement des tissus, l’ennoblissement regroupe les traitements destinés à modifier l’aspect des fils ou des tissus de lin et à leur conférer les valeurs recherchées par les consommateurs en termes de confort, d’esthétique, de fonctionnalité. Quatre catégories s’y distinguent : le blanchiment, la teinture, l’impression et les apprêts.

Confédération Européenne du lin et du chanvre

Le tissu se retrouve chez nous, à Toulouse ! On applique un traitement naturel permettant de le rendre rigide, imperméable et résistant à l’abrasion. Rien que ça 😉 Une vraie innovation technologique et écologique !
Aucun traitement chimique n’est fait sur le tissu !

C’est le tissu renforcé que vous retrouvez en bout de l’espadrille. Ensuite on pose nous-même le liseré sur l’espadrille et on envoie le tissu dans un atelier pour réaliser la confection.

Espadrille rose de face
Bout de l’espadrille renforcé

Etape 4 : La confection de l’espadrille

La confection est faite dans un atelier artisanal dans les Pyrénées <3. Le but consiste à assembler le tissu sur la semelle qui elle, est décomposée en 2 parties : la semelle de jute et la semelle en caoutchouc.

Pour connaitre plus précisément l’atelier et les étapes de confection on vous invite à lire notre article sur les étapes de confection de l’espadrille.

Atelier de confection des espadrilles Photo : @clairdutemps

Voir l’espadrille

Voir la bhallotine

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