De la graine jusqu'au produit

Qu’est-ce qu’est devenue la toile de jute ? Part. 1 Infographie

30 janvier 2017

On se demande tous ce qu’est devenue notre bonne veille toile de jute ? Existe-elle toujours ? Si oui, qui sont les acteurs prédominants ? C’est pour cela qu’on a décidé de s’arrêter un instant sur la filière du jute au Bangladesh et en Inde. Ce sont les deux principaux pays producteurs de la deuxième fibre naturelle au monde après le coton. Aujourd’hui, sa production fait vivre directement ou indirectement 4 à 4,5 millions d’agriculteurs au Bangladesh et il est produit 3,5 millions de tonnes chaque année dans le monde. On verra (à notre grande surprise) que notre bon vieux sac à patate en toile de jute n’a pas dit son dernier mot ! Sachant que cette filière est considérée comme l’une des plus opaques au monde, nous avons essayé d’apporter des réponses en croisant nos expériences et des chiffres issus de rapports rédigés par Internationnal Jute Study Group (IJSG), la Food Agriculture Organization (FAO) et l’Iternational Trade Center (ITC).

Qui sont les acteurs ?

Les semenciers

Le Bangladesh a besoin de 5000 tonnes de graines de jute chaque année pour couvrir la demande. Pour l’instant plus de la moitié des graines sont importées de pays étrangers (majoritairement l’Inde) et l’offre est couverte, en grande partie, par le secteur privé. Le gouvernement Bengali tente d’augmenter son autonomie à travers différents projets dont le principal couvre entre 1000 et 1400 tonnes chaque année. Ces projets ont aussi pour but d’augmenter la qualité de sélection des graines.

Les agriculteurs

Les agriculteurs seraient entre 4 et 4,5 millions à cultiver le jute, couvrant ainsi 8% des terres cultivables du Bangladesh et leurs offrant une source de revenus complémentaires à ceux du riz et d’autres céréales. Pendant la mousson, alors que les champs se remplissent d’eau, le jute est l’une des seules plantes pouvant résister à ce déluge. Cette longue plante (entre 2 et 3 m de haut) est ensuite récoltée puis empaquetée pour être immergée dans l’eau pendant quelques semaines, on appelle cela le rouissage. Après cette étape, la fibre peut être séparée de l’intérieur de la tige et vendue sur le marché local. Le cœur de la tige, ressemblant à de longs bâtons appelés “stick”, est gardé pour le feu ce qui permet de préserver l’environnement du Bangladesh de la déforestation.

Étape du rouissage du jute

Stick de jute au Bangladesh

Les grossistes

Les grossistes ou les “wholesaler” s’occupent de grouper et trier le jute de tous les petits agriculteurs du Bangladesh. Malheureusement, je vous avoue que nous manquons d’informations précises sur ce sujet là. Tout ce que nous savons, d’expérience terrain, c’est que ces intermédiaires entre les agriculteurs et les usines peuvent être nombreux (entre 2 et 8).

Grossiste de Jute au Bangladesh

Les usines

Pour les usines, tout commence à l’arrivé du beau camion de la marque Indienne Tata ! Souvent repeint de peinture de toutes les couleurs représentant des paysages et des personnages plutôt grotesques. Ils débordent de jute !
C’est là que généralement on appelle le “Master du classement du jute”. C’est lui qui décide en fonction de la couleur, de l’état des fibres, et avec un peu de magie noire de leur grade. Par leur grade on entend leur qualité.
Une fois classé, on peut donc en faire du fil et après le fil on en fait du tissu (de la toile de jute ou autre).
C’est simple non ? 🙂

Ligne de production d’une usine de jute

Conditionnement d’une bobine de jute en usine

Les autres : intermédiaires, transporteurs, négociants

Alors on n’oublie pas tous les intermédiaires que l’on n’a pas cité et qui contribuent au bon fonctionnement de la filière du jute.

Infographie : la filière de la toile de jute.

Voici l’infographie qui agrémente ces explications :

Infographie sur la filière jute au Bangladesh

Pour ceux qui n’ont pas lu l’infographie, le Bangladesh exporte beaucoup de fibre de jute brute et de fil. Contrairement à l’Inde qui elle, exporte plutôt des sacs de conditionnement. D’ailleurs, selon des “on dit”, il paraîtrait même que le marché intérieur Indien a connu une recrudescence de demande de sacs lors de l’interdiction des sacs en plastique. Hé oui, depuis 2002 l’Inde a interdit les sacs en plastiques inférieurs à 20µm d’épaisseur.

Dans le prochain épisode sur “Qu’est-ce qu’est devenue la toile de jute ?“, on fera un état des lieux sur la filière du jute et les enjeux économiques de demain.

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Merci à Gold of Bengal et Arnaud Gastaud pour les photos (Facebook et site internet).

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